Assèche les rivières, que tu pleurais hier...

Première étape du voyage terminée. Trop de valises. Trop de stress. Trop de points de suspension. Nous logeons à l'hôtel, dans une chambre qui doit être à pleine plus spacieuse que celle que j'occupais à Saint-Josse lorsque j'étais étudiant à l'Institut Libre Marie-Haps.

La liste est interminable, des classes à faire. Opération SSN (Social Security Number). Opération banque. Opération appartement. Chaque jour, nous franchissons de nouvelles étapes. Chaque jour, j'apprends de nouveaux mots, expressions et gestes. A 9.000 km, il ne faut pas trop s'accrocher à l'acquis, aux habitudes, aux expériences passées. Tout est neuf, un peu sauvage. Lola ne comprend pas encore pourquoi toutes ces collines, pourquoi ces odeurs nouvelles, pourquoi il faut attendre sagement, en laisse, devant la porte du supermarché, elle qui est née dans la petite rue Formanoir, à Anderlecht.

Chaque jour, c'est un peu moins improbable. Moins effrayant. Nous avons tout à apprendre, nous à qui on a retiré la laisse. Et c'est précisément pour cela que nous avons tout quitté, pour chercher ce que nous n'avons jamais été, sans tourner le dos à ceux que nous avons laissés.

Have a good one! :p

Cedric.

PS: titre inspiré par ceci.